Théâtre de l'homme qui marche

Dernière mise à jou r: 10 juin 2011

 

 

 

 

improvisations

 

Au gré des rencontres, au gré des lieux...

Prochains rendez-vous :

Vendredi 24
Samedi 25 juin 2011
dans le cadre de l'exposition "les Ateliers d'arAcanthe"
au dAdA, Ateliers d'Artistes de Belleville - 1 rue Francis Picabia 75020 Paris - M°Couronnes
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Plus d'informations:
www.aracanthe.org

 

Dernières dates :

- 4 performances collaboratives autour du corps et de la mémoire dans le cadre de l'exposition "les Exclus: Peinture en Livre… en Vidéo" coordonnée par Mirella Rosner / arAcanthe. Avec Hélène Bass, Eugénie Kuffler, Trax, Max, Robert de Quelen...
Au MOTif, Paris XIXème du 27 au 30 mai 2011

- "Souffles", avec la violoniste Rosaline Deslauriers, dans En Tête, et..., au Théâtre de la Girandole, les 1er et 2 avril 2011


- "Ricochets", avec la violoncelliste Hélène Bass, aux Scénes ouvertes d'Aracanthe, à Paris, le samedi 10 avril 2010 à 20h


- "Je suis Ophélie", Butoh Ouvert, à la Petite Rockette, Paris, le samedi 20 mars 2010 à 20h30

- ...

 
 
 

a propos de ma danse buto

 

Tout est affaire de corps, corps imparfaits, corps vacillants, corps tordus, comme en nostalgie permanente d'une terre dont ils s'arrachent et retombent sans cesse. Cependant, corps en mouvement, corps en transformation. Yeux écarquillés ou révulsés, aller et retour entre le dedans et le dehors. Le retour d'une mémoire qui danse met en mouvement mon squelette, fait trembler ma peau. Je fais pont entre les morts et les vivants, mon corps est lien.

Dans la danse occidentale, les corps semblent lancer un défi à la gravité, tendus vers le ciel, comme pendus désespérément dans une quête céleste, dans une obsession du droit, du geste parfait saluant les dieux. A l'opposé, je ploie sous la gravité, je ne peux atteindre nulle divinité hors de la terre. Je prends l'autre direction et, pour reprendre le mot de Pierre Emmanuel, « creuser l'enfer, c'est y engouffrer le ciel. »

Dans ma danse butô, le corps humain se fait miroir dansant de la nature, de la fleur fragile et éphémère à l'énergie rougeoyante du fauve, en passant par les tremblements de la terre et les ondoiements de l'océan. Dans ma danse butô, le corps lutte et hurle, le corps pleure, le corps lance un grand rire, parfois aussi. Le corps est en perpétuelle transformation, jusqu'à s'écrouler, terrassé, consumé d'avoir tant revécu, tant raconté.

Mon corps est totalement dans le présent de cette narration, je ne suis alors rien d'autre que ce miroir, par-delà le bien et le mal, par-delà le beau et le laid, par-delà mes limites. Je marche, je vacille à chaque pas, donc je suis.

Sophie Hutin

 

 

 
     

en preparation...

 

 

Un triptyque autour de la question de l'exclusion et de la mémoire, de l'arrêt et de l'enracinement.
Plus d'informations bientôt.

 
 
 

 
 
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