De Heiner Müller, créé à Paris au studio Le Regard du Cygne le 3 juillet 2009.
Mise en scène de Sophie Hutin et Sylvaine Guyot
Production : Théâtre de l'homme qui marche
> Création au studio Le Regard du Cygne, du 3 au 5 juillet 2009 Distribution : Yohan Campistron, Sylvaine Guyot, Sophie Hutin, Nicolas Torrens
> Théâtre des Argonautes, Marseille, 29 et 30 juin 2010 Distribution : Etienne Guérin, Adeline Hocdet, Sophie Hutin, Nicolas Torrens
> Festival Off d'Avignon 2010, Théâtre Notre-Dame / Lucernaire, du 8 au 31 juillet 2010 Distribution : Etienne Guérin, Sylvaine Guyot, Sophie Hutin, Nicolas Torrens
Hamlet-machine ou la fin de l’histoire. Impossible d’agir : il a beau dire, Hamlet ne vengera pas son père, Hamlet ne fera pas la révolution, Hamlet ne donnera pas d’amour. Hamlet ne nous racontera pas d’histoire.
Il est pris entre deux tentations : la machine, sans pensée, sans mémoire, obscène ; ou le retour à la matière, sans forme, sans avenir, brut. Peut-être aime-t-il trop se regarder ne pas agir. Et si c’était nous?
L’Hamlet de Heiner Müller a plusieurs visages. Il y a, bien sûr, Hamlet et l’interprète d’Hamlet. Mais il y a aussi l’Hamlet intime, qui voudrait être l’enfant, l’embryon, la femme, le père, l’ami de la famille tout à la fois. Il y a aussi l’Hamlet politique qui voudrait être l’autorité, l’insurgé, le soldat et l’intellectuel. Des Hamlet qui voudraient ne pas choisir – des Hamlet totalitaires. Et si c’était nous? Ou pas.
Crédits photographiques: Rosaline Deslauriers. 2010, tous droits réservés
Vidéo (10 minutes)
La Légende du seuil
Duo de danse Butô, Sophie Hutin et Etienne Guérin. Musique de Kristian Schott. Sound Design de Kriss. E.
Création à l'Espace Culturel Bertin Poirée à Paris le 14 juin 2010. Durée: 15 minutes. Duo pouvant être proposé en prologue de Hamlet-machine.
Production : Théâtre de l'homme qui marche
Des corps ouvrent et referment des portes donnant accès à des souvenirs de sa mémoire ou à des possibles à vivre, en tout cas à des potentialités qui nous sont racontées comme déjà autant de traces.
Il nous importe que cette exploration soit menée par un corps féminin et un corps masculin, dans l'étrangeté de l'altérité, dans la fragilité de leur rencontre ou de leur ignorance. Corps non sexués et cependant radicalement différents ne pouvant emprunter le même chemin que par hasard, par accident.
Corps au seuil de chemins inexplorés, de paroles répétées depuis toujours ou non encore proférées, de rêves et de bruissements, de jeûnes et de festins.
Solo de danse butô, créé à Booze Cooperativa à Athènes en novembre 2007.
> Théâtre du Temps, du 10 au 15 octobre 2008.
> Theatro tou Allagon, Athènes (Grèce), 9 juillet 2008
> Booze Cooperativa, Athènes (Grèce), 16-18 novembre 2007
Conception, danse : Sophie Hutin. Musique : Nikos Kyriazopoulos. Lumières : Michalis Bouris. Extraits de Samuel Beckett , empruntés à Comment c'est
Production : Théâtre de l'homme qui marche / Atropos / Booze Cooperativa
Quand l'homme crée sa propre nature, c'est-à-dire la Ville, une « seconde » nature, au-delà et par-delà sa propre volonté... Quand la ville devient un corps vivant... Aller à l'intérieur du monstre, à l'intérieur de l'artifice, au sein de la « nature » humaine. Explorer les sons, les odeurs, les images. Sentir les énergies, la vie et la mort dans leurs nouvelles règles. Et parfois, sentir le monde perdu de l'ancienne nature, les arbres, les animaux, réminiscence étrangère. Sentir, aussi, d'ancestrales régulations sociales, moribondes ? Pour mon exploration, j'ai voulu marcher à travers Athènes. En silence. Sentir et danser. Danser la beauté et l'horreur. Danser sur le fil. Marcher. Qui suis-je ? Je suis le mendiant rieur.
De Jean Racine, présentée à l'Amphi 24 de Jussieu à Paris en mai 2006 et au Studio Théâtre de Montreuil en juillet 2006.
Mise en scène et scénographie de Sylvaine Guyot et Sophie Hutin. Lumières : Jean-François Favreau. Musique : Audrey Zanin-Jullien et Alexandre Gombert. Vidéo : Anne Delrieu. Avec : Yohan Campistron , Jean-Claude da Silva, Dorothée Decoene, Yves Dutertre, Sylvaine Guyot, Sophie Hutin, Céline Pérot, Béatrice Vincent, Sabine Sur
Production : Théâtre de l'homme qui marche / Universités de Paris III et Paris VII / Paris Jeunes Talents / CROUS de Paris
Fontaine de verre brisé, Andromaque est le lieu indistinct où corps et voix ne cessent en s'effleurant de se troubler et de se contaminer pour finir par se ressembler. Des corps aux désirs violentés s'y décomposent, et cherchent avidement une image quelconque d'eux-mêmes ou de l'autre à laquelle s'agripper. Palais des glaces, la scène est hantée par l'absence d'un passé aboli. Tragédie de la réminiscence, de la trace. Drame de l'impossiblerépétition et du miroir obscurci. Théâtre de chair planté dans le théâtre. Dans l'oscillation entre l'arbitraire et le vide, l'îlot auquel on peut accoster, un instant, n'est plus alors que solitude. Celle d'une scène où le corps à corps échoue désormais à occuper le théâtre de l'histoire. La matière immaîtrisable des corps et l'obsession du reflet surgissent ici d'un entrelacs de théâtre, de danse, de vidéo, de chant et de musique concrète.